Saigon de Caroline Guiela Nguyen

   Le 22 septembre, les élèves de l’option théâtre se sont rendus à Benh Tanh Théâtre afin de rencontrer la troupe Les hommes approximatifs, qui a créé le spectacle Saigon en 2017. Alice Duchange, scénographe, nous explique que le décors hyper réaliste du restaurant vietnamien a encadré les improvisations des acteurs : c’est donc bien l’espace scénique qui influence le texte et non l’inverse.

  Algérie, Vietnam, les origines de l’auteur hantent sa pièce et  nous suivons des parcours d’exils, de recherches de racines, de perte d’identité : ces thèmes si personnels qui finissent par croiser l’histoire, celle de la France et du Vietnam, entre attirance et souffrance. Une très belle pièce, un parti de mise en scène original et une émotion à fleur de peau, à fleur de public.

Paroles d’élèves : 

L’élément qui m’a le plus intrigué sans que la pièce ait commencé est son décor hyperréaliste et pittoresque. Il s’agit en effet d’une reconstruction d’un restaurant vietnamien avec la cuisine et le bar, l’espace central pour les clients et une petite scène pour les chanteurs.  Tous les éléments, même les petits détails comme l’autel des ancêtres, les portes, le robinet y figurent. Ces derniers permettent de mettre en valeur un aspect plutôt cinématographique de la pièce comme si la metteuse en scène avait envie de nous immerger entièrement dans cette ambiance pour que nous témoignions tous les événements. En revanche, la scène est délimitée par un cadre sur l’avant-scène, ce qui fait surmonter un mur invisible séparant des acteurs et des spectateurs. Même si ce cadre pourrait renforcer cet aspect documentaire de Saigon, il empêche, à mon avis, un échange direct, un rapprochement avec les spectateurs. De ce fait, en tant que spectateurs, je me perds quelque fois et n’arrive pas à capter toutes les émotions que la pièce veut faire comprendre. Les personnages interagissent rarement avec le public et j’ai l’impression qu’ils sont restés très enfermés entre eux dans ce passé qui leur appartient seulement. Certes, l’utilisation des lampes néon blanches et de la lumière rosâtre dans le restaurant essaie de créer une ambiance très rétro, rassurante et suscite une certaine nostalgie, je n’éprouve pas plus qu’une forte admiration pour la conception du décor et de la scénographie. “

Vo Tran Lien Anh, terminale option théâtre

Saigon est une piece fascinante, c’est la première fois que j’ai regardé une piece si réaliste. De plus, je me sens connectée à cette piece puisque c’est vraiment ce que ma mère a vécu dans son passé.”
Laureline Pauzie, terminale option théâtre

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