Grain de sel n°7: Chronique des Sixièmes à ressort n°1

Bonjour à tous ! Nous sommes la classe des 6èmes A et nous allons partager avec vous notre vie quotidienne au collège. Avant les vacances, nous étions 25 élèves, mais l’un d’entre nous nous a quittés pour le nord : il est parti au lycée Yersin à Hanoï. Du coup nous sommes 24 : 12 filles et 12 garçons (mais certains dans la classe préfèrent dire 12 garçons et 12 filles…) Nous sommes paresseux, mauvais en classe et mal élevés… Mais non, c’est une blague : en réalité, nous travaillons dur, nous avons de bonnes notes (enfin pas des notes, mais des compétences), et nous sommes tout à fait polis!

Au collège, nous devons changer de classe et de professeur toutes les cinquante-cinq minutes. C’est un peu fatigant de se précipiter d’une classe à l’autre, un énorme sac sur le dos, rempli d’une quinzaine de cahiers ! En plus, les jours où on a sport on doit prendre un autre sac pour nos vêtements de rechange… Parfois c’est la bousculade ! Pour l’instant on n’a pas trop de devoirs… (Oups, il ne fallait peut-être pas le dire ?)

Nous pouvons utiliser le CDI (Centre de Documentation et d’Information, et non pas le Château des Dieux Immortels, ni le Coin Douche des Indiens…), véritable paradis des lecteurs où sont rangés côte à côte des milliers de livres et de documents : heureusement, chacun a son code qui permet de le retrouver. Il faut être très silencieux pour que tout le monde puisse lire, on n’a pas le droit de courir ; mais parfois c’est un peu bruyant, surtout le midi, on dirait un parc d’attraction et d’ailleurs on y trouve toutes sortes de jeux de société ! Nous pouvons y aller pendant les récrés ou les heures de permanence. Sinon nous pouvons aller faire nos devoirs en salle de permanence, ou encore au foyer jouer au ping-pong et au baby-foot.

Ce qui est nouveau aussi pour nous en sixième, c’est que chaque fois qu’on est absent ou en retard, il faut remplir un coupon dans le carnet de correspondance, et faire signer ce coupon au bureau de la Vie Scolaire. Et il faut se tenir à carreau (pas de bagarre, pas d’insultes, pas d’oubli de matériel et toujours faire ses devoirs) sinon gare aux heures de colle !

Et sur ces bonnes paroles, bien évidemment, on vous souhaite une excellente année 2018 !

La classe de 6ème A

Grain de sel n°6: Le Calendrier de l’Avent du Domaine public

Dans le Grain de sel n°4, Mme Gillet expliquait l’année dernière ce qu’il en est du droit d’auteur. Comme chaque année, le Calendrier de l’Avent du domaine public vient de paraître. Il répertorie les œuvres pour lesquelles le droit d’auteur arrive à échéance à partir du 1er janvier 2018, et qui par conséquent seront désormais offertes et disponibles dans le domaine public.

Cette année il y a par exemple Ramuz, auteur suisse relativement connu. Mais qui était donc Annie Londonderry, et qui Edgar Chahine?

Et saurez-vous découvrir qui sont les suivants avant que leur nom ne soit dévoilé dans le calendrier?

Fabien GIARD

Grain de sel n°5: Prix Azimut pour Le garçon qui savait tout

Le prix Azimut 2017 a été attribué par les élèves de la zone Asie à Loïc Le Borgne pour son roman Le garçon qui savait tout. L’auteur adresse aux collégiens la lettre de remerciement suivante:

Message aux élèves des écoles françaises de Singapour, Tokyo, Séoul, Bangkok, Kuala Lumpur, Djakarta, Hong Kong, Hanoi, Ho Chi Minh, Phnom Penh, Pékin.

J’ai appris il y a quelques jours que « Le Garçon qui savait tout «  avait remporté le prix Azimut 2017. Très sincèrement, vous n’imaginez pas ma joie. Quel honneur, quelle récompense, surtout lorsque ce sont des jeunes comme vous qui décidez d’élire un roman !

Je suis avant tout ravi pour Malo, Maï et Jehan. D’accord, ce ne sont que des personnages imaginaires, mais je les ai longtemps côtoyés en écrivant ce livre… et vous aussi en le lisant, par la suite. Ce qui nous fait un point commun : nous les connaissons bien, et nous avons aimé les rencontrer.

Je suis loin de vous, puisque les noms des villes où vous vivez me semblent presque magiques pour certains – des promesses d’aventures, de voyages, d’ailleurs, d’avenirs. Mais, grâce à ce petit roman, un lien invisible s’est créé entre nous, comme il se forme souvent entre un lecteur et un auteur, qui partagent le même monde imaginaire, et parfois les mêmes rêves, les mêmes craintes, les mêmes pensées, qui vibrent de la même manière pour les même héros.

Eh oui, puisque vous avez lu et aimé ce livre, nous sommes désormais liés… comme l’ont été Malo et Jehan, malgré la distance qui les séparait !

Lisez, encore et encore, pour vous instruire mais aussi pour le plaisir. J’aime les littératures de l’imaginaire parce qu’elles élargissent notre monde, libèrent nos esprits, ouvrent des portes vers des ailleurs, des futurs possibles. Elles nous permettent de prendre du recul pour observer notre époque, pour contempler notre petite planète bleue d’un peu plus loin. Les littératures de l’imaginaire sont puissantes : grâce à elles, on s’amuse bien, mais on devient aussi, je crois, un peu plus sages.

Merci à vous tous, chers lecteurs, à l’autre bout de notre petite planète, je suis très fier de voir que Malo, Maï, Jehan et les autres ont franchi les océans, les montagnes, pour toucher vos jeunes cœurs. Je ne vous oublierai pas.

Merci également aux adultes impliqués dans ce prix.

J’espère tous vous croiser un jour, quelque part dans le Monde… ou grâce à nos futurs nanocapteurs… Mais à condition, vous l’aurez deviné, de pouvoir me déconnecter lorsque j’en aurai envie !

Amitiés à tous
Loïc LE BORGNE

PS/ Merci aussi à Mowgli et au Livre de la jungle, je leur devais tout de même cette petite citation, puisqu’il m’ont trotté dans la tête quand j’écrivais ce roman !

 

Grain de riz n°12: Anagrammes narrativisées

L’anagramme a ceci de mystérieux que le mélange des lettres d’un mot ou d’une phrase produit parfois un autre mot ou une autre phrase qui semble y répondre avec un bonheur particulier, ou en révéler le secret caché, comme le chien dans sa niche. Mais la plupart du temps, il faut convenir que l’on ne trouve, assez difficilement, que des mots sans rapport aucun avec ceux d’où l’on était parti. C’est pour remédier à cette situation décevante que nous avons imaginé le jeu d’écriture nommé “anagramme narrativisée”, que nous avons pratiqué en heure d’AP en classes de 5A et de 5B. Ce jeu se décompose en deux temps:

  1. Tout d’abord, chaque élève était invité à écrire une phrase contenant le nom Alice, puis à anagrammer cette phrase de façon à en obtenir une autre. C’est la partie la plus difficile du jeu et il faut pour y réussir apprendre à réfléchir stratégiquement, en recherchant tour à tour des mots de telle ou telle catégorie grammaticale, dans l’espoir de pouvoir les associer entre eux et construire une phrase avec: mais ce que la grammaire permet, le sens ne l’autorise pas forcément… Nous avons dans chaque classe retenu une seule phrase et son anagramme: en 5A: “Alice s’était inscrite au cours de gymnastique.” devenue “Cet ours agile essayait de mincir, et tu naquis.”, en 5B: “Alice lit un livre d’aventures.” devenue “Le rêveur laid, lui, vit cent ans.” Un groupe de Flsco de 5B s’est lui aussi essayé à l’exercice: partant de “Alice est gentille.” il est arrivé à “Clélia teste le gin.”
  2. Ensuite, ces deux phrases devaient servir de première et dernière phrase d’un texte à écrire collectivement, le but étant bien entendu de faire en sorte que l’on glisse le plus naturellement possible de l’une à l’autre, et que chaque mot de la phrase d’arrivée ait finalement sa raison d’être. La narration devait ainsi rendre cohérentes entre elles la phrase de départ et son anagramme. Les élèves de la classe étaient tous invités à proposer leurs idées de péripéties ou de formulations de phrases, sous la direction du professeur qui les sollicite et les refuse, les compare et les évalue, les oriente ou se laisse surprendre par l’une d’elles… Ainsi ont pris forme d’étranges récits, qui n’auraient jamais existé sans la contrainte qu’ils essaient de surmonter, mais qui sont devenus nécessaires en raison de leur réussite.

Découvrez donc à votre tour dans quelles circonstances “tu naquis”, comment l’on “vit cent ans”, et quel goût a “le gin”

Fabien GIARD, professeur de Français en 5èmes A et B

Grain de riz n° 11: Vendredi ou la vie animée

Dans le cadre des EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires), deux classes de Cinquième ont participé cette année à un projet d’adaptation d’extraits de Vendredi ou la Vie sauvage selon diverses techniques d’animation. Les élèves, travaillant par petits groupes, ont ainsi été amenés, en Français d’abord (sous la direction de M. Giard), à choisir un extrait ou une thématique issue du roman, et à réfléchir à sa transposition filmique: mise au point d’un scénario, réflexion autour des moyens expressifs permettant de restituer les événements, les idées ou les émotions qu’ils cherchaient à transmettre. Ensuite, en Arts plastiques (sous la direction de M. Aucante) et en Musique (sous celle de Mme Chaudemanche), ils se sont confrontés à la réalisation concrète de leur projet. L’occasion pour eux de comprendre l’écart qu’il y a toujours entre ce que l’on vise et ce que l’on atteint: en effet, il ne s’agissait pas seulement d’adapter un texte, mais aussi de s’adapter aux contraintes qu’impose la technique choisie. Les vidéos ci-dessous vous donneront un aperçu de leur travail.

Fabien GIARD, professeur de Français en 5èmes A et B

Vendredi
ou la vie sauvage
de Michel Tournier,
vu et animé par les
élèves de 5A et 5B

La langue des signes


Le réveil

Robinson se déguise

A la poursuite du bouc !

Portrait Araucan
en cinq touches

Dans une clairière
parfaitement plane

Vendredi fume
en cachette

La rencontre

La solitude

La tempête

L'explosion

Grain de riz n° 10: Les mots du futur seront d’origine grecque et latine !

Lors de la semaine de l’Antiquité organisée en avril 2017, un grand concours a été organisé à destination des élèves du primaire au lycée : il s’agissait de créer un « mot du futur » à partir de racines grecques et / ou latines, en combinant également préfixes et suffixes.

Une soixantaine d’élèves ont participé. La communauté scolaire a voté.

Voici le palmarès, suivi de nos coups de cœur !

Christine GAMOND, professeur de Français et de Latin

CM1 – 6èmes :

5èmes – 1ères :

Et voici encore 12 coups de coeur:

 

Grain de riz n°9: Prix des Journaux de Lectures 2017

Comme chaque année tous les élèves de 6ème ont tenu cette année un journal de lectures avec l’aide de leurs professeurs de français, M. Vuillermet et Mme Sismondi.

Ce carnet de bord de leurs lectures les a accompagnés tout au long d’une année riche en découvertes littéraires, imposées par le programme ou au fil de leurs goûts, tenant le compte de leurs lectures, de la bande-dessinée à la poésie en passant par des grands classiques ou les ouvrages sélectionnés par le prix de lectures Azimut.

Ce journal a aussi été l’occasion de rendre compte d’une visite culturelle, d’une expérience vécue au moment du Têt ou lors d’un beau voyage…

Cette écriture libre et critique leur a aussi permis d’aiguiser leur jeune plume et d’apprendre à formuler un jugement de lecteur averti. Au-delà d’un petit résumé incitatif, les élèves ont appris à expliquer pourquoi ils aimaient ou non un livre en développant divers arguments illustrés d’exemples précis.

Au terme de cette année, les élèves ont sélectionné les 5 meilleurs journaux de chaque classe, en tenant compte de l’originalité de la couverture, de la qualité des textes, de la beauté des illustrations et de la longueur de l’ensemble. Lors d’une deuxième étape un jury de professeurs volontaires a permis de classer les 20 lauréats.

 

 

 

Sara SISMONDI, professeur de Français des 6ème A et B

L’aventure se poursuivra en 5ème!

Grain de riz n°8: Les trous de lapin

Quiconque a lu Alice au pays des merveilles sait qu’au début de ce célèbre récit Alice tombe dans un trou de lapin, et que cette chute dure si longtemps qu’elle a tout le loisir de se livrer à d’étranges réflexions et rêvasseries. A partir de cette situation on a imaginé le jeu d’écriture suivant: on prend une page au hasard, dont on ne retient que les mots en début et en fin de ligne. Ces mots forment les deux parois d’un trou, dans lequel tombe l’élève: il doit alors – telle Alice en ses rêvasseries, saisissant au passage un pot de confiture qu’elle replace après y avoir goûté sur une autre étagère – trouver le moyen de relier entre eux les mots de droite et de gauche par une histoire de son invention, en s’efforçant que les lignes de raccord soient de longueurs à peu près égales. Ainsi ont été écrits les Trous de lapin des 5A et les Trous de lapin des 5B.

L’intérêt est double: d’une part, pour celui qui écrit, d’avoir réussi à inscrire son histoire entre ces deux séries verticales de mots arbitrairement fixés, ce qui peut être assez difficile, mais surtout, pour les lecteurs, de comparer les diverses solutions proposées à partir d’un même canevas. Celles-ci ne sont pas infinies – puisque l’alphabet comporte un nombre de lettres limité – mais d’un nombre suffisamment inconcevable pour que chaque participant puisse proposer une solution à la fois inédite et géniale. (Pour le professeur, l’intérêt est d’avoir pu ainsi amener les élèves à un travail de rédaction très poussé, car les contraintes de l’exercice obligent les élèves à multiplier toutes les possiblités lexicales pour exprimer une même idée, puis à n’en retenir que la meilleure, à prendre conscience avec la plus grande acuité de la construction syntaxique de la phrase, et des prises qu’elle offre au développement, à tenir compte de tous les paramètres de cohérence du texte (temps, thème, registre, logique, etc) et de façon générale à porter une attention inaccoutumée aux moindres détails de l’expression – ce qui est proprement écrire.)

Les élèves de 5ème A et de 5ème B se sont donc essayés à ce jeu. Chaque élève a pu se confronter individuellement à la difficulté de l’exercice, mais l’on a ensuite retenu seulement cinq solutions qui paraissaient viables et intéressantes, et on les a retravaillées collectivement en classe, chacun étant invité à proposer des corrections ou des améliorations au texte de départ. Il s’agit par conséquent d’un travail collectif, le premier jet individuel, retravaillé en commun, ayant parfois beaucoup évolué jusqu’au texte final; mais nous signalerons quand même que les propositions initiales des Trous de lapin des 5A émanent, dans l’ordre d’apparition des textes, de Thai Vy VOSSEN, Lemoni MATSUMOTO, Yena OH, Léane NGUYEN, Zora GLOAGUEN, et celles des Trous de lapin des 5B de Noam FITOUSSI, Claire BONNET, Louise NEMERY, Georgia VO, Joseph GIORDANO. Bonne lecture, et n’hésitez pas à creuser vos propres trous de lapin!

Fabien GIARD, professeur de Français des 5A et 5B

Grain de riz n°7: Lauréats du concours d’écriture Pousse-crayon 2017

Pousse-crayon, Le concours d’écriture de 5èmes , avait cette année pour thème: “Autres coutumes, autres costumes”. Thème qui pouvait être traité dans le genre du témoignage vécu, du récit de voyage, du récit historique, de l’utopie, de la féérie, de la science-fiction, de la pure fantaisie, au choix du nouvelliste.

Les productions ont été assez variées, et sur les quelques 65 élèves des trois classes participantes, seuls six textes ont été retenus: deux dans la série Flsco, quatre dans la série ordinaire. La sélection des textes de la série ordinaire s’est faite en deux temps: d’abord une présélection d’une classe par une autre, puis le classement final des textes présélectionnés, par un jury de professeurs ou personnel volontaires.

Remercions donc avant de lire les textes retenus les 10 membres de ce jury: M. Dallot, M. Giard, Mme Gillet, Mme Lafage-Bouriau, Mme Le Borgne, Mme Nguyen Andreis, Mme Nguyen-Duy, Mme Sismondi, Mme Treluyer, Mme Vital.

Voici maintenant les textes des lauréats:

Et ex-aequo dans la série Flsco:

Affutez vos crayons pour l’année prochaine!

Emilie VITAL, professeur de Français en 5ème C / Fabien GIARD, professeur de Français en 5èmes A et B

Grain de riz n°6: Ecrire un nouvel épisode de l’Odyssée

Au cours de leur étude de L’Odyssée, les 6èmes A et B ont participé à un atelier hebdomadaire d’écriture afin d’ajouter un épisode à l’épopée homérique.

Les élèves avaient pour consigne de prolonger l’épisode de l’outre des vents d’Éole, en rejoignant dans la dernière phrase de leur récit celui d’Homère : « Les vents se calment et nous poursuivons notre route. »

Ce récit, raconté au présent par la voix d’Ulysse, devait permettre de ré-exploiter le vocabulaire étudié en classe : champs lexicaux du vent, des flots, des dangers de la mer ; synonymes du mot bateau ; lexique des émotions et expressions mythologiques.

Leur imagination devait enfin respecter l’univers de l’épopée antique et de la mythologie grecque.

L’ensemble de ce travail a été réalisé pendant les heures de classe et été finalisé en salle informatique pour sa mise en page et son illustration.

Voici quelques uns de leurs meilleurs travaux:

Sara SISMONDI, professeur de français