Grain de riz n° 55: Perceval et Coronaviral (22)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

Perceval vit alors quelqu’un habillé en noir s’éclipser discrètement et partir à cheval, mais il garda la chose pour lui…

Il essaya de recruter des hommes pour constituer une armée. Mais tout d’abord personne n’accepta, à part trois ou quatre hommes. Perceval sourit car il trouvait que cette armée n’était pas assez nombreuse. Mais il eut une idée. Personne dans le village ne voulait le rejoindre car ils n’avaient pas de preuve que les chevaliers que l’on soupçonnait étaient vraiment responsables. Donc il alla sur la place du village et harangua la foule en ces termes :

– Mes amis, le grand jour est venu ! Vous n’êtes pas les seuls à avoir été victimes de ce poison. Nos amis italiens l’ont été, et qui sait si d’autres innocents ne le seront pas bientôt ! Nous devons empêcher cela ! Tout à l’heure certains d’entre vous parlaient d’un groupe de chevaliers suspects qui vous ont rendu visite il y a quelque temps. Qui sait pourquoi ? Que voulaient-ils ? Que faisaient-ils parmi vous ? Le grand échevin pourra peut-être nous le dire… Mais où est donc le grand échevin ? Pourquoi n’est-il pas ici ce soir ? Écoutez-moi, je crois comprendre : pendant que vous parliez, j’ai aperçu quelqu’un s’éclipser, prendre un cheval et partir dans la nuit… J’ai examiné les écuries et j’ai trouvé par terre ce morceau de papier à demi déchiré. On ne peut lire que les derniers mots : « … sur le champ et sans tarder. » Signé « Coronaviral » ! Je crois que votre échevin est parti rejoindre ce seigneur, ce prince de toutes les intrigues et peut-être cet empoisonneur… Aussi je vous le demande, rejoignez notre armée pour combattre ce maudit Coronaviral !

Tout le village resta silencieux, jusqu’au moment où un homme rejoignit la troupe, puis un autre, puis tout le village. Ils apportèrent avec eux qui de simples bâtons, qui des fourches, qui des lances, qui de longues épées bien tranchantes et brillantes, qui de lourdes hallebardes, et même des drapeaux multicolores. Le destin de Perceval s’accomplissait : le voilà à la tête d’une véritable armée !

Elle se tenait à l’entrée du village, prête à partir pour le château de Coronaviral. De grandes bannières flottaient dans le vent doux, certaines affichant deux serpents d’argent s’enroulant autour d’un bâton au chef d’ailes azur, d’autres un semi de croix d’or et au milieu deux épées argentées entrecroisées, d’autres un loup de gueule attaquant un ours sable, d’autres un lion tenant lui-même un autre drapeau où l’on voyait un soleil sable sur champ de pourpre. Devant, Perceval se tenait sur un grand destrier blanc, complètement couvert d’une armure métallique. Dans sa main droite, il tenait une longue épée admirablement forgée, et dans l’autre, un épais bouclier orné d’un blason à fond d’argent et de sinople alternés et de trois javelots de gueule entrecroisés.

Après avoir fini de préparer les armes, ils se mettent d’accord sur qui a quel rang. Léodagan, malgré son âge, s’était déclaré écuyer et les autres étaient trop épuisés pour contester. Il était habillé comme un Perceval miniature. Les barons italiens, eux, avaient déjà leur équipement et discutaient entre eux dans leur propre langage. L’armée elle-même n’était pas très grande, seulement une centaine d’hommes, mais les combattants étaient forts et courageux. Les chevaux étaient bien protégés, ils étaient tout caparaçonnés de fer et de cuir, et les hommes avaient revêtu des cottes de maille, très solides et presque impossibles à entamer... Ils étaient ainsi tous prêts à partir à l’assaut du château de Coronaviral.

A suivre…

Grain de riz n°54: Perceval et Coronaviral (21)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

– Mais qui va boire?

– C’est moi, papa.

– Non, tu ne peux pas, je ne veux pas que tu meures, pleura son pèreC’est moi qui boirai le premier!

Les villageois furent finalement convaincus, ou plus exactement attendris, mais ils ne leur donnèrent qu’une seule chance car ils n’étaient pas trop confiants. Si cela fonctionnait, ils seraient libérés, mais au contraire si ça ne marchait pas, ils brûleraient Perceval et tous ses compagnons.

Pour préparer le remède, Léodagan leur indiqua d’aller chercher les feuilles de fougère derrière l’église : « Il y en a tout un champ, vous pouvez aller les cueillir ? » demanda-t-il.

La mixture fut préparée et on en tendit un verre au volontaire. Il porta à ses lèvres, en tremblant un peu, le liquide d’un vert translucide.

– Alors ? lui demanda Madame de la Kouteilerie, inquiète de sa grimace. Comment te sens-tu ?

Son visage s’éclaircit :

– C’est un miracle ! Je me sens guéri ! Je n’ai plus mal à la tête, mes muscles sont merveilleusement détendus… je revis ! Oh que ça fait du bien de se sentir en forme à nouveau !

Tout le monde s’exclama, tout heureux et soulagé d’avoir finalement trouvé une parade contre cette maladie qui avait touché un si grand nombre de personnes.

Hourra ! Nous sommes sauvés ! s’écrièrent les villageois.

Ce fut une liesse générale. Ils organisèrent des festivités pour célébrer cette découverte. Ils mangèrent et burent toute la soirée avec Perceval et ses compagnons… Pendant qu’ils étaient en train de festoyer, ils comprirent peu à peu comment le mal s’était répandu :

– Je me demande comment il est possible que ce mal ait pu arriver jusqu’au village ? dit l’un des buveurs

– Moi aussi je me suis posé la même question. Comment est-il possible qu’une grave maladie arrive de nulle part? acquiesça un deuxième.

– Je ne suis pas sûr mais j’ai une idée, commenta un homme dans la foule.

– Dîtes-nous donc, s’exclamèrent-t-ils tous vivement intéressés.

– Je pense que les mystérieux chevaliers qui nous ont rendu visite il y a un mois ont pu répandre le mal. Ils doivent être impliqués dans cette histoire, continua-t-il.

– Je suis d’accord, ils avaient l’air louche… répondit une femme fronçant les sourcils.

Ils se mirent tous d’accord sur le fait qu’il fallait agir. Il fallait absolument retrouver les mystérieux chevaliers!

Perceval vit alors quelqu’un habillé en noir s’éclipser discrètement et partir à cheval, mais il garda la chose pour lui…

A suivre…

 

Grain de riz n°53: Perceval et Coronaviral (20)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

Mais la foule enragée n’écoutait plus.

Heureusement, derrière cette meute assoiffée de vengeance se tenait un vieil homme qui intervint:

« Dites-moi quelle est la raison de toute cette mascarade!

– Ces personnes prétendent qu’elles auraient le remède, mais je suis sûre que c’est pour nous empoisonner, expliqua une jeune femme.

– Et comment peux-tu le savoir sans avoir essayé ?

– Mais ce sont des Italiens…

– C’est bon, j’en ai trop entendu, dit-il.

Il se tourna vers la petite troupe ligotée sur son bûcher :

– Dites-moi quels sont les ingrédients de ce remède.

– Rien de bien dangereux, juste des feuilles de fougère et de l’eau…

– Eh bien vous voyez, il n’y a pas à avoir peur…

– Moi je ne bois pas le poison quils veulent nous concocter, cria l’un des villageois.

– Papa, dit une fille de seize ans très pâle qui semblait assez mal en point, on pourrait choisir une personne pour boire ce remède.

– Mais qui va boire?

– C’est moi, papa.

– Non, tu ne peux pas, je ne veux pas que tu meures, pleura son père »

A suivre…

Grain de riz n° 52: Perceval et Coronaviral (19)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

– Non ! Il n’y a rien à prouver ! »

L’homme était catégorique. Cela ne servait à rien d’insister : ils ne voulaient rien entendre. Ils furent soudain pris par une sorte de joie mauvaise. Ils paraissaient possédés. Ils allaient enfin pouvoir se débarrasser de ces empoisonneurs de malheur !

Les villageois décidèrent donc de brûler les italiens et les deux gamins, sans autre forme de procès et sans la moindre pitié. Ils s’activèrent aussitôt. Ils devaient absolument avoir fini avant le coucher du soleil. Les bûcherons ramenèrent des troncs entiers, les fermiers d’innombrables bottes de paille sèche. Les malheureuses victimes furent attachées, chacune à son poteau, tout en regardant la paille s’entasser autour d’eux. L’un des villageois prit sa torche : ils allaient les brûler !

« Libérez-nous ! Je suis trop jeune pour mourir ! Pitié ! A l’aide ! Désolé ! Je vous en conjure ! Je ferai le ménage ! Je ferai la cuisine ! Je débarrasserai la table tous les jours ! On peut vous aider, on a le remède : si vous nous brûlez, la formule du remède sera perdue à jamais…

Personne ne répondit.

– Je disais : nous avons trouvé le remède, le remède ! répétait-il.

– Mais bien sûr, comme si tout d’un coup ceux qui nous ont donné la maladie allaient la guérir, cria une dame.

– Comment ça ceux qui l’ont donnée ?

– Ne faites pas les innocents, dit-elle, tout ça c’est la faute des italiens, on le sait bien !

– Mais comment osez-vous dire ça sans preuve, dit Mme de la Floquette

– Assez parlé ! cria un homme »

Les sept amis étaient consternés. Ils pensaient qu’au moins une personne allait les croire, mais non.

Mme de la Kouteilerie essaya encore de négocier :

« S’il vous plaît, laissez nous au moins parler au grand échevin… »

Mais la foule enragée n’écoutait plus.

A suivre…

Grain de riz n° 51: Perceval et Coronaviral (18)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

Et nos sept héros de courir en tous sens. Mais ils se firent rapidement attraper et ligoter les uns après les autres. Perceval était seul à présent, il courait, s’arrêtait, sautait, roulait-boulait, tournait et contournait les uns, feintait les autres, dribblait tant et plus, quand il fut plaqué au sol par un des villageois.

« J’ai attrapé le dernier! », cria-t-il.

Perceval comprit alors qu’ils avaient pris tous les autres… Il fut emporté au centre de la place où le reste du groupe attendait, cerné par la foule compacte. Le grand échevin s’approcha, les regarda avec curiosité, quand un des villageois reconnut Léodagan :

– Léodagan ? Que fais-tu parmi ces Italiens ? Reviens vers nous.

– Non, répondit Léodagan, je n’abandonnerai jamais mes amis.

Puis il poursuivit : « Figurez-vous que nous sommes revenus pour vous ! Je vous ai trouvé un remède ! Vous êtes guéris ! Les feuilles de fougère vous guériront : Ne me demandez pas pourquoi, je le sais, faites-moi confiance !

– Balivernes ! Vous êtes malades et vous voulez entrer car toutes les autres villes vous rejettent ! fit un autre villageois.

(Assez étrangement, le grand échevin n’intervenait pas, mais on le vit faire un signe à deux individus louches, qui s’éclipsèrent aussitôt…)

– Je vous en prie, laissez-nous vous donner la preuve que nous connaissons les ingrédients du remède… Grâce à celui-ci, la maladie va disparaître et vous pourrez sortir de chez vous pour reprendre une vie normale !

– Non ! Il n’y a rien à prouver! »

L’homme était catégorique. Cela ne servait à rien d’insister : ils ne voulaient rien entendre.

A suivre…

 

Grain de riz n° 50: Perceval et Coronaviral (17)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

– Non, nous sommes étrangers en ce pays, répondit madame de la Floquette. Nous venons de Venise. A part Léodagan et Perceval, nous sommes des ambassadeurs venus d’Italie. Nous étions dans votre pays afin de faciliter les échanges commerciaux, mais nous sommes tombés gravement malades. Nous sommes partis à la recherche du célèbre Merlin, connu pour ses potions curatives, mais, en chemin, nous nous sommes perdus dans la forêt. Par chance on a rencontré ces deux jeunes gens qui ont trouvé un remède et qui nous ont conduits ici.

– Des étrangers ? Alors c’est donc vous qui nous avez envoyé cette malédiction. Alerte, alerte, sus aux intrus ! hurla- t-il. J’ai attrapé les empoisonneurs !

– Tu n’as attrapé personne et tu n’aurais pas dû dire ça, dit Léodagan au jeune présomptueux.

Des portes s’entrebaillèrent, quelques villageois moins craintifs pointèrent leur nez dehors ; et tout soudain ils jaillissent telle une harde de sangliers en furie, piques et fourches en avant, hurlant et menaçant.

« Fuyons ! », cria le baron de la Giardinière.

Et nos sept héros de courir en tous sens. Mais ils se firent rapidement attraper et ligoter les uns après les autres. Perceval était seul à présent, il courait, s’arrêtait, sautait, roulait-boulait, tournait et contournait les uns, feintait les autres, dribblait tant et plus, quand il fut plaqué au sol par un des villageois.

« J’ai attrapé le dernier! », cria-t-il.

Perceval comprit alors qu’ils avaient pris tous les autres…

A suivre…

Grain de riz n° 49: Perceval et Coronaviral (16)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

« Ce n’est pas possible ! Tout ce chemin pour se retrouver devant des portes fermées ! »

On entendit alors un homme crier au loin : « Fichez le camp ! Vous n’avez rien à faire ici ! »

– Pourquoi partirions-nous ? Nous avons fait tout ce chemin pour vous!

Un enfant, entrouvrant les volets, lança un projectile sur Mme de la Floquette pour faire fuir le groupe.

Ils aperçurent alors à la fenêtre du deuxième étage le villageois qu’ils avaient suivi. Celui-ci leur demanda :

– Que faites-vous dans la rue ? Vous n’avez pas le droit de vous promener sans la permission du grand échevin !

– Que voulez-vous dire, dit Domenico, n’a-t-on donc plus le droit de marcher dans la rue, maintenant ? Alors, à quoi servent les rues ?

– Mais évidemment que non, vous n’avez pas le droit ! C’est pour nous protéger. Le grand échevin a décidé que quiconque sortirait de chez soi serait brûlé vif !

– Mais si vous êtes confinés à demeure, comment faites-vous pour vous nourrir et pour boire, demanda le comte d’Aucanthe.

– Ne m’as-tu pas écouté ? Je t’ai dit que l’on n’avait pas le droit de sortir. Par contre on peut demander la permission du grand échevin pour aller chercher ce dont on a besoin. Mais n’êtes-vous pas censés savoir cela ?

– Non, nous sommes étrangers en ce pays, répondit madame de la Floquette. Nous venons de Venise. A part Leodagan et Perceval, nous sommes des ambassadeurs venus d’Italie. Nous étions dans votre pays afin de faciliter les échanges commerciaux, mais nous sommes tombés gravement malades. Nous sommes partis à la recherche du célèbre Merlin, connu pour ses potions curatives, mais, en chemin, nous nous sommes perdus dans la forêt. Par chance on a rencontré ces deux jeunes gens qui ont trouvé un remède et qui nous ont conduits ici.

– Des étrangers ? Alors c’est donc vous qui nous avez envoyé cette malédiction. Alerte, alerte, sus aux intrus ! hurla- t-il. J’ai attrapé les empoisonneurs !

A suivre…

Grain de riz n° 48: Perceval et Coronaviral (15)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

– Arrête de faire ton chef, c’est moi le héros de cette histoire, dit Perceval.

Sans répondre, tel un chat, Léodagan sauta de sa branche et, après une réception impeccable, se précipita vers le villageois. Alors, ils se mirent tous à courir à sa suite.

Bientôt rejoint, le villageois prit peur, lâcha son fagot et s’enfuit à toute allure dans la direction opposée.

Perceval hurla : «  Villageois, n’ayez pas peur ! Nous ne vous voulons aucun mal ! ».

Les apercevant derrière lui, le villageois se mit à courir de plus belle. Tout le groupe se bousculait à sa suite, bondissait, tombait, se relevait, trébuchait sur les racines… Et voilà le comte d’Aucanthe qui, avec une grande détermination dépasse tous les autres… Mais Domenico del Dango, qui courait beaucoup plus vite qu’on ne le croyait, le dépasse à son tour… Mais qui voilà ? C’est Mme de la Floquette, qui prend la tête de la course, quelle remontée !… « Eh attendez-moi » entendit-on : c’était Mme de la Kouteilerie, tenant ses chaussures à la main… On ne voyait pas le Baron de la Giardinière, qui devait traîner derrière…

Après cette course-poursuite acharnée qui leur parut une heure mais qui n’avait duré que dix minutes, ils avaient perdu de vue le villageois. En revanche, devant eux, se trouvait enfin le village.

Ils examinèrent les premières maisons. C’était des maisons à colombages, un peu délabrées, certaines tombant en ruine. Depuis combien de temps ce village était-il abandonné ? D’ailleurs l’était-il vraiment ? Le silence en tout cas donnait cette impression. Par endroits, les murs étaient fissurés par l’humidité, ou tombaient en morceaux.

Perceval ne s’attendait pas à cet accueil, et dans sa consternation ne savait plus que dire… Toutes les portes étaient barricadées, les rues étaient désertes…

Arrivé bon dernier, épuisé, Monsieur de la Giardinière fit en soufflant :

« Ce n’est pas possible ! Tout ce chemin pour se retrouver devant des portes fermées ! »

On entendit alors un homme crier au loin : « Fichez le camp ! Vous n’avez rien à faire ici ! »

A suivre…

Grain de riz n° 47: Perceval et Coronaviral (14)

NB: Les 5C et 5D de l’année 2019-2020 étudiaient Perceval de Chrétien de Troyes lorsque s’est déclarée l’épidémie du Coronavirus. Les cours ayant eu lieu en ligne pendant quelque temps, les deux classes se sont essayées à la rédaction collective d’une aventure inédite de Perceval. En 2020-2021, leurs successeurs de 5A et de 5D ont pris le relais de l’histoire au point où elle avait été interrompue, c’est-à-dire en pleine forêt, au bord d’une rivière périlleuse. Celle-ci sera livrée sous la forme d’un feuilleton plus ou moins régulier sur ce blog… Les Cinquièmes de l’année passée, aujourd’hui en Quatrième, doivent par ailleurs s’occuper d’illustrer l’histoire qu’ils ont commencé à écrire et que d’autres terminent à leur place. Ce travail en cours, une fois achevé, devrait être publié dans sa totalité en fin d’année.

Pour mémoire:

– Les feuilles ! Attention, les feuilles !

– Mon Dieu, les feuilles…

– Mais calmez vous, ce n’est pas un problème, dit Léodagan. Moi je sais où en trouver : derrière l’église, il y en a tout un champ.

– Tu aurais pu le dire avant !

Pendant ce temps, Mme de la Floquette, ignorant cette dispute inutile, cherchait à se repérer. Elle essaya d’apercevoir le soleil à travers les branchages feuillus pour pouvoir s’orienter, mais le soleil était pile au dessus de sa tête, malheureusement, de sorte qu’on ne pouvait pas savoir où se trouvaient l’est ou l’ouest, le nord ou le sud.

C’est Léodagan encore une fois qui mit le groupe sur la bonne voie. Il monta prestement à la cime d’un arbre pour voir s’il apercevait le chemin. De là, il reconnut au loin un villageois qui ramassait des branches, un tissu noué autour du nez et de la bouche.

Léodagan cria à tout le monde : « Venez voir, j’ai trouvé un villageois ! »

Domenico Del Dango essaya de monter à l’arbre, ce qui ne fut pas une mince affaire. Voyant qu’il n’y arrivait pas, Perceval vint lui prêter main forte et lui fit la courte échelle, mais il perdit l’équilibre, lâcha prise et Del Dango dégringola au sol. Heureusement sans rien se casser !

– A mon tour! Laissez-moi essayer, fit Perceval tout excité !

– C’est absurde nous n’allons pas tous monter à l’arbre, dit le comte d’Aucanthe.

– Assez parlé, vite, suivez-moi, ordonna Léodagan, haussant le ton comme s’il était devenu le capitaine de la bande.

– Arrête de faire ton chef, c’est moi le héros de cette histoire, dit Perceval.

Sans répondre, tel un chat, Léodagan sauta de sa branche et, après une réception impeccable, se précipita vers le villageois. Alors, ils se mirent tous à courir à sa suite.

A suivre…

Grain de riz n° 46: Lauréats du prix Pousse-Crayon 2021

Pour la cinquième année consécutive, le concours d’écriture Pousse-Crayon a permis aux classes de Cinquièmes de s’essayer au récit. Le thème en était cette année: “L’aventure, c’est l’inconnu”

Mais en 2021 le concours s’internationalise, puisque en plus de nos 4 classes de Cinquièmes du Lycée Marguerite Duras, nous avons eu le plaisir de voir participer 2 classes du Collège Paul Bert de Drancy.

(Paul Bert n’est d’ailleurs pas sans lien avec le Viêtnam, puisqu’il est venu mourir du choléra à Hanoï en 1886… 28 ans plus tard Marguerite Duras naissait à Saïgon, en 1914, comme chacun sait.)

Parmi les productions de ces 6 classes – ce qui doit représenter quelque chose comme 150 textes – seules 2 par classe ont été présélectionnées par les classes elles-mêmes, ce qui est déjà remarquable! Les 12 textes ainsi présélectionnés ont ensuite été anonymement soumis à l’appréciation d’un jury lui aussi anonyme, mais dont il nous faut maintenant dévoiler les noms afin de les remercier de leur lecture et du temps qu’ils ont pris pour proposer leur classement:

  • M. BENDJEBBOUR Laurent, Prof de Lettres, Collège Paul Bert, Drancy
  • Mme BRUNEL Marie, Prof de Lettres à la retraite à Lyon
  • Mme de CERTAINES Agathe Assistante pédagogique, LFI Marguerite Duras, HCMV
  • M. FOUCHER Philippe, Prof de Maths, LFI Marguerite Duras, HCMV
  • Mme FROMENT Fleur-Estelle, Prof de Lettres, Collège Paul Bert, Drancy
  • Mme GOUZOU Fanny, Prof de Lettres, LFI Marguerite Duras, HCMV
  • M. LAPAUW François, Prof d’Anglais, LFI Marguerite Duras, HCMV
  • Mme MKADARA Madina, Prof de Lettres, Collège de Tsimkoura à Chirongui, Mayotte
  • Mme POZNANCZYK ECKERT Irène, Prof de Lettres, École des Pupilles de l’Air, Montbonnot
  • M. VIEUGUE Yoann, Prof de Lettres, Collège Paul Bert, Drancy
  • Mme VITAL Émilie, Prof de Lettres en disponibilité
  • Mme VITALE Coquelicot, Prof de Lettres, Collège Paul Bert, Drancy

(Peut-être faut-il aussi remercier les professeurs qui ont encadré les travaux des élèves, et qui n’étaient donc pas admis dans le jury, à savoir M. EL HAGE Sami du Collège Paul Bert et Mme NGUYEN-ANDREIS Céline du Lycée Duras… et j’en profite pour me remercier moi-même d’avoir également encadré deux classes et rédigé cet article…)

Les lauréats du Prix Pousse-Crayon 2021 sont donc par ordre:

  • Premier: Elijah CHI, pour La Galaxie interdite
  • Second: Quang Minh ANGELVIN, pour Labmyriagonal
  • Troisième: Alexandre RIDEL, pour Jack Fossilia
  • Quatrième ex-æquo: Baptiste LE GOFF pour Le Trésor de l’île aux sables rouges
  • Quatrième ex-æquo: Éloïse LERCHE, pour Pour l’éternité
  • Cinquième: NGUYEN Song Ngoc Han, pour A deux dans une école paranormale
  • Sixième: Nathan LY, pour L’Incroyable aventure d’Alexandre Enlecroit
  • Septième: Ebubeoniso Elyon NDUKA, pour Les Aventures d’Adadevoh
  • Huitième: Varmeen SIMAK, pour La Naufragée de l’île inconnue
  • Neuvième: Maud ANTIGNY, pour Lénora et Wouf
  • Dixième: Jade CHANSON, pour La Sorcellerie et mon aventure
  • Onzième: Clémence LERCHE, pour Un Livre mystérieux

Bravo à eux cinq et à elles sept ! Vous pouvez lire leurs histoires sur ce blog, et n’hésitez pas à laisser un mot en commentaire de cet article.

Fabien GIARD

NB: la photo en tête d’article regroupe des lauréats du Prix Pousse-Crayon, mais également des lauréats d’un concours de poésie en lien avec la Semaine de la Francophonie impliquant des élèves du CM1 à la Cinquième.