Grain de riz n°4: Ecrire des contes en 6ème

Nous proposons à votre attention quelques contes écrits dans le cadre d’un atelier d’écriture en 6ème A et 6ème B.

A partir d’un canevas numérique proposé par le site de la Bibliothèque Nationale de France, chaque élève des 6èmes A et B a élaboré le plan de son conte en choisissant un héros ou une héroïne, les décors de son récit, les épreuves traversées, les personnages secondaires, maléfique et bénéfique, rencontrés… et autres ingrédients d’un conte.

Ensuite les élèves ont pu développer l’écriture de leur conte au cours de trois séances en autonomie et en se pliant à un ensemble de consignes comme : rédiger au passé en utilisant toute la palette temporelle étudiée en cours, enrichir son écriture avec le lexique du conte travaillé, bien choisir le nom de son héros, à désigner par une périphrase et non par un prénom (Le Petit chaperon rouge, le Vaillant petit tailleur, le Petit Poucet, etc).

En dernier lieu ce travail a été dactylographié et illustré en salle numérique.

Avant la remise finale de leur conte, les élèves ont élaboré un guide de relecture collective qui a permis d’intervenir en classe sur certains textes projetés, afin de suggérer à leurs auteurs des pistes d’amélioration. Les notions d’invention, de créativité, les qualités de plume, ont bien sûr été valorisées.

Voici un échantillon des meilleures de ces productions:

Sara SISMONDI, professeur de français en 6èmes A et B.

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Grain de sel n°3: Prix Segalen pour La Vérité sur l’affaire Harry Québert

joël dickerLe prix Segalen a cette année été décerné au genevois Joël Dicker pour son roman La Vérité sur l’affaire Harry Québert. Il adresse aux lycéens de la zone Asie qui l’ont lu et distingué la lettre de remerciements suivante:

Genève, le 2 juin 2016.

Mes chers amis,

C’est avec beaucoup d’émotion que j’apprends que vous m’avez fait l’honneur de me décerner le Prix Segalen pour mon roman La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert.
Je suis infiniment touché par votre témoignage de reconnaissance et je vous remercie du fond du cœur de votre confiance. Par ce prix, vous validez mon travail et tous les efforts consacrés à ce roman. Vous me donnez une énergie indispensable à la suite de ma carrière car elle me confirme dans mon choix de devenir écrivain.

Devenir écrivain, c’était mon rêve d’enfant. Pourtant, combien de fois en l’évoquant autour de moi, je me suis entendu dire que ce n’était pas un métier, que ce n’était pas sérieux et qu’il me fallait être raisonnable. Mais être raisonnable pour les autres signifiait pour moi abandonner le rêve de ma vie. Alors j’ai essayé d’y croire. Je me suis efforcé d’y croire. Je me suis battu pour pouvoir malgré tout suivre mes envies, mes choix, mes rêves. Ce que je veux vous dire ici, mes chers amis, c’est que le rêve est un droit fondamental. Il ne faut jamais y renoncer. Quoi qu’en disent les autres, car c’est votre rêve et votre vie et vous êtes responsable de votre vie. Vous êtes responsables de votre bonheur. Vous êtes responsable de votre futur. Battez-vous pour réaliser vos rêves et n’oubliez pas que votre instinct et votre cœur seront toujours vos meilleurs guides.

Merci de m’avoir lu et de m’avoir décerné ce prix qui me permet de continuer à rêver, plus loin et plus fort. Et bons vents à vous tous sur la route de vos rêves !

Amicalement,

Joël DICKER

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Grain de sel n°2: Variations sauvages

 

vignette variations sauvagesUne pianiste dans une meute de loups ? Cela vous paraît possible ?

C’est ce que nous raconte Variations sauvages, autobiographie de la prodigieuse Hélène Grimaud, qui a reçu de nombreux prix musicaux internationaux avant de quitter sa carrière professionnelle au Conservatoire de Paris pour suivre une voie solitaire dans un pays inconnu pour elle à l’époque, les États-Unis. Là-bas, lors d’une rencontre inattendue avec un vétéran allemand et sa louve, Alawa, elle trouve enfin son autre passion  : les loups, ces carnassiers sauvages que l’être-humain redoute depuis des siècles ! Elle fonde alors le Wolf Conservation Center à New York. Parallèlement à l’histoire de sa vie, Hélène Grimaud enrichit également notre culture générale en nous racontant les contes, les mythes et les bestiaires en rapport avec les loups et en partageant avec nous sa passion pour des musiciens comme Brahms ou Rachmaninov.

Cependant, même si ce livre m’a intrigué au début avec son résumé captivant, il m’a quand même un peu déçu, pas au niveau du contenu car je le trouve excellent, mais plutôt au niveau d’un certain manque d’auto-dérision. Lire l’histoire d’une personne qui ne rencontre aucun échec me paraît un peu lassant à la longue… Il y en a bien un ou deux, par exemple quand elle a raté le concours international Tchaikovski à Moscou, mais ils sont très mineurs et n’affectent en rien le déroulement de l’histoire. Ainsi, je trouve que sa reconstitution autobiographique ne me semble pas très réelle car sa vie paraît trop “parfaite” contrairement à d’autres autobiographies que j’ai lues, comme La promesse de l’aube où l’auteur devait surmonter de nombreuses difficultés malgré la sur-protection de sa mère. Toutefois, le livre m’a quand même apporté un enrichissement culturel en me faisant connaître des mythes et des histoires dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. De plus, je vous assure qu’il se lit sans ennui parce que  la biographie et les histoires sont alternées de façon à éviter la monotonie. Cependant je ne vous en dit pas plus et chacun pourra se faire son idée.

VO TRAN Liên Anh (3 ème B)

 

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Grain de sel n°1 : Notre John Green

Sélection_022John Green, John Green… le merveilleux John Green!… Un auteur contemporain, qui plaît aux jeunes, qui nous fait rire et qui nous emporte dans ses histoires passionnantes. On en deviendrait même accro! On dévore tous ses livres comme s’il s’agissait de la vraie vie, et c’est ce que nous aimons.

Voulez-vous rire ? Mon professeur de français ne le connaissait même pas! Le fameux John Green! Le magnifique John Green!… Nous étions tous étonnés qu’un auteur comme lui ne soit pas connu par notre professeur de lettres lui-même: J’ai donc décidé de vous le présenter, au cas ou vous non plus, vous n’en auriez aucune idée.

John Green est né le 24 août 1977 aux Etats-Unis, il a 38 ans. John (si vous me permettez de le nommer ainsi) écrit des livres dans le genre de la Littérature de jeunesse ou pour adolescents. Il a également réalisé un vidéo-Blog sur Youtube avec son frère (Brotherhood 2.0) John a d’abord grandi à Orlando en Floride. Puis il a été diplômé de l’université de Kenyon en 2000, et a vécu pendant longtemps à Chicago, où il travaillait pour le journal de critique littéraire Booklist en tant qu’assistant d’édition. C’est pendant cette période-là qu’il a commencé à écrire son premier livre. Inspiré de son expérience à l’université, celui-ci est sorti en 2005 et s’intitule Qui es-tu Alaska? 

Un de ses livres les plus connus dans le monde entier est Nos étoiles contraires. C’est un livre (repris en film) fort en émotions et réaliste qui a touché beaucoup de personnes. D’autres livres passionnants que notre auteur a écrits s’intitulent Will et Will (Petites histoires de sentiments à s’emballer le cœur…), La face cachée de Margot (Une histoire que tout le monde rêverait de vivre), Flacons d’amour (Un peu d’amour ne fait pas de mal, non ?), Le théorème des Katherine (Rester célibataire ne paraîtra pas si mal si vous lisez ce livre…) Mais je vous conseille de les lires tous, et vite!

Voilà ce que vous devez savoir sur John Green. J’espère que ma présentation vous a plu. Pour avoir plus de détails, ce n’est pas difficile d’en trouver sur cet auteur formidable! Et vous nos professeurs, si vous ne le connaissiez pas, j’espère que mon article vous a donné envie de le lire et que je vous verrai bientôt avec un de ses livres dans les mains.

Maurine ASTOLFI (3 ème A)

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Grain de riz n°3 : Michel Tournier nous a quittés

tournierMichel Tournier, le célèbre écrivain, est mort récemment, le 18 janvier 2016. Il a publié des romans, des contes et aussi quelques essais. Qui n’a pas lu Vendredi ou les Limbes du Pacifique (1967), ou bien sa réécriture, Vendredi ou la Vie sauvage (1971), que l’on étudie souvent en classe et qui est au programme des 5 èmes cette année ?

Il est né le 19 Décembre 1924 à Paris. Après des études de philosophie, comme il l’explique dans ses interviews, il a renoncé à enseigner pour s’occuper de traductions et d’émissions à la radio ou à la télévision ; puis il a publié son premier roman en 1967, Vendredi ou les Limbes du Pacifique, qui lui a valu le Grand Prix du roman de l’Académie Française. Ce sera ensuite le Goncourt en 1970 pour Le Roi des Aulnes. Il a été un écrivain marquant du dernier tiers du XXème siècle, publiant encore Les Météores en 1975, Gaspard, Melchior et Balthazar en 1980…

Il a aussi donné plusieurs interviews que l’on trouve facilement sur internet, en particulier la Légende du siècle de Franz-Olivier Giesbert (2011), le Grand entretien de Bernard Pivot (2012) ou plus récemment la Rencontre avec Michel Tournier de Philippe Arrou Vignot (2014). Ses interviews, qui toutes prennent pour cadre la maison de la vallée de Chevreuse où il vivait retiré à l’écart de Paris (dans un ancien presbytère), expliquent la façon dont il écrit, l’importance qu’il accorde aux titres de ses livres, et son refus d’une littérature qui serait adaptée aux enfants : « Je n’écris pas pour les enfants, j’écris de mon mieux ; et quand j’approche de mon mieux, ce que j’écris est si bon que les enfants peuvent me lire aussi. »

Maïann NABEC (5 ème D)

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Grain de riz n°2 : La promesse de l’aube

Sélection_151A travers ce roman, La promesse de l’aube, j’ai découvert un monde de tendresse et d’amour maternel extrêmement touchant.  Pour résumer, c’est l’autobiographie de Romain Gary, où l’auteur va retracer son enfance, son adolescence et sa formation militaire. Il veut rendre hommage à sa mère, une femme admirable, sans qui ce livre n’existerait pas car c’est elle qui s’est battue, sacrifiée toute sa vie pour son fils. Elle a cru en lui, elle a placé en lui tout son espoir et c’est grâce à elle que Romain Gary est désormais devenu quelqu’un. C’est pour cela que l’auteur a voulu donner un sens aux efforts de sa mère, la rendre fière de lui. Il a accompli sa mission. 

Personnellement, ce livre ne m’a pas tellement plu: il a un côté philosophique un peu ennuyant. C’est une histoire touchante, je sais, mais qui manque d’action. Alors si vous aimez les histoires où tout bouge, saute dans tous les sens, ce livre n’est pas pour vous. (Je vous avoue que si je n’avais pas été forcée de le lire, je l’aurais tout de suite abandonné…) Mais il peut cependant s’avérer intéressant. J’ai appris beaucoup de choses à travers ce livre, il m’a aussi fait réfléchir. Bref, c’est à vous de voir !  

Mai Vy LEJEUNE (3 ème C)

Sélection_150

Le roman La Promesse de l’Aube, de Romain Gary, en tant qu’autobiographie, aurait pu être long et ennuyeux pour qui aime les romans d’action… mais l’auteur a su éviter ce travers car, pour plaire à son public, il a recours à beaucoup d’humour et d’autodérision, afin de présenter sous un jour comique sa situation respectée d’écrivain, de Compagnon de la Libération, et de diplomate reconnu. De plus, il s’adresse beaucoup au lecteur – ce qui ajoute de la vie au texte – et ces deux éléments rendent l’histoire plus intéressante ! Ainsi, Romain Gary est né en Russie en 1914 puis, après être passé par de nombreux pays dont la Pologne, où il séjourna assez longtemps, il arriva en France, pour le plus grand bonheur de sa mère, Mina. Là, il apprit le français et commença très jeune à écrire, pour combler ses carences dans les autres domaines artistiques, alors que Mina n’attendait que sa réussite. Lorsque la Seconde Guerre Mondiale fut déclarée, il s’engagea dans l’armée française, qui l’envoya en Angleterre puis en Afrique. C’est finalement avec beaucoup d’humour qu’est racontée ici l’histoire de son ascension sociale, et de ses quelques petits échecs, pour le plus grand bonheur du lecteur !

Maë ROBERT (3 ème C)

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Grain de riz n°1 : Le vocabulaire des tranchées

Chers lecteurs,

Sélection_152A l’occasion du 97 ème anniversaire du 11 Novembre, jour de l’armistice en 1918, qui marque la fin des combats de la Première Guerre Mondiale (1914-1918), Monsieur Giard, mon professeur de français, a suggéré à la classe de 3 ème B de réaliser un article concernant cette Grande Guerre, et je me suis porté volontaire. Le devoir consistait à retravailler, en y rajoutant le vocabulaire des tranchées, la une d’un journal dont j’étais le correspondant de guerre, intitulé Le Quotidien Militaire, et relatant les conditions de vie des poilus dans les tranchées pendant la Bataille de Verdun, devoir que Madame Floquet, mon professeur d’histoire, nous avait donné à faire à la maison. Après cette première étape, je lui ai annexé un glossaire que j’ai réalisé en relevant tout le vocabulaire des tranchées contenu dans la une de ce journal et en m’aidant de quelques sites internet comme Francetvinfo et Le Figaro.

David DO (3 ème B)

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Tempus fugit, scripta manent

Le temps passe, les écrits restent...

C’est sous cette devise que se place naturellement l’article inaugural de ce nouveau blog de lettres du lycée Marguerite Duras – Petites traces – dont la vocation est, entre autres, de garder une trace de certaines productions écrites des élèves et d’en assurer l’archivage, dans la rubrique « Nos écrits! » où on les retrouvera classées par années, ou bien par classes.

Mais ces petites traces qui donnent son nom au blog peuvent aussi bien désigner des pistes à suivre: pistes de lectures de la rubrique « Lire », pistes de travail de la rubrique « S’exercer », ou encore pistes de découvertes diverses et variées de la rubrique « Fureter »…

La première de ces trois rubriques est assez développée et comporte de nombreuses fiches de conseils de lectures, à l’intention de l’élève désireux d’explorer le vaste domaine de la littérature selon l’une ou l’autre de ses dimensions: l’époque, le genre, la langue, etc…

Mais la raison pour laquelle on choisit de lire tel livre plutôt que tel autre tient parfois à la simple curiosité naturelle de savoir ce que lisent les autres autour de soi: on trouvera donc aussi dans cette rubrique « Lire » les résultats d’une enquête sur la lecture qui a été menée auprès des professeurs comme auprès des élèves du lycée Marguerite Duras (enquête qui n’est d’ailleurs pas close et dont le bilan pourra s’accroître de nouvelles réponses, qui restent toujours les bienvenues.)

Si la plupart des rubriques du blog se composent de pages statiques, appelées à s’enrichir et à se développer à partir de leur structure de départ, le « Fil » des articles illustrera de façon plus manifeste la première partie de la devise citée plus haut: Le temps passe… car au fil du temps apparaîtront – étagés les uns sur les autres comme c’est l’usage dans les blogs, le plus récent au-dessus du plus ancien – de nouveaux articles ayant trait à la littérature et aux événements qui peuvent lui être associés dans le cadre scolaire.

Enfin, pour terminer cette présentation du blog, les élèves habitués à étudier les textes savent que le choix des mots ne doit jamais rien au hasard, et ils auront compris que si ce blog s’appelle Petites traces, c’est aussi parce que Petites rime avec Marguerite, et traces avec Duras.

Fabien GIARD

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