Grain de riz n° 10: Les mots du futur seront d’origine grecque et latine !

Lors de la semaine de l’Antiquité organisée en avril 2017, un grand concours a été organisé à destination des élèves du primaire au lycée : il s’agissait de créer un « mot du futur » à partir de racines grecques et / ou latines, en combinant également préfixes et suffixes.

Une soixantaine d’élèves ont participé. La communauté scolaire a voté.

Voici le palmarès, suivi de nos coups de cœur !

Christine GAMOND, professeur de Français et de Latin

CM1 – 6èmes :

5èmes – 1ères :

Et voici encore 12 coups de coeur:

 

Grain de riz n°9: Prix des Journaux de Lectures 2017

Comme chaque année tous les élèves de 6ème ont tenu cette année un journal de lectures avec l’aide de leurs professeurs de français, M. Vuillermet et Mme Sismondi.

Ce carnet de bord de leurs lectures les a accompagnés tout au long d’une année riche en découvertes littéraires, imposées par le programme ou au fil de leurs goûts, tenant le compte de leurs lectures, de la bande-dessinée à la poésie en passant par des grands classiques ou les ouvrages sélectionnés par le prix de lectures Azimut.

Ce journal a aussi été l’occasion de rendre compte d’une visite culturelle, d’une expérience vécue au moment du Têt ou lors d’un beau voyage…

Cette écriture libre et critique leur a aussi permis d’aiguiser leur jeune plume et d’apprendre à formuler un jugement de lecteur averti. Au-delà d’un petit résumé incitatif, les élèves ont appris à expliquer pourquoi ils aimaient ou non un livre en développant divers arguments illustrés d’exemples précis.

Au terme de cette année, les élèves ont sélectionné les 5 meilleurs journaux de chaque classe, en tenant compte de l’originalité de la couverture, de la qualité des textes, de la beauté des illustrations et de la longueur de l’ensemble. Lors d’une deuxième étape un jury de professeurs volontaires a permis de classer les 20 lauréats.

 

 

 

Sara SISMONDI, professeur de Français des 6ème A et B

L’aventure se poursuivra en 5ème!

Grain de riz n°8: Les trous de lapin

Quiconque a lu Alice au pays des merveilles sait qu’au début de ce célèbre récit Alice tombe dans un trou de lapin, et que cette chute dure si longtemps qu’elle a tout le loisir de se livrer à d’étranges réflexions et rêvasseries. A partir de cette situation on a imaginé le jeu d’écriture suivant: on prend une page au hasard, dont on ne retient que les mots en début et en fin de ligne. Ces mots forment les deux parois d’un trou, dans lequel tombe l’élève: il doit alors – telle Alice en ses rêvasseries, saisissant au passage un pot de confiture qu’elle replace après y avoir goûté sur une autre étagère – trouver le moyen de relier entre eux les mots de droite et de gauche par une histoire de son invention, en s’efforçant que les lignes de raccord soient de longueurs à peu près égales. Ainsi ont été écrits les Trous de lapin des 5A et les Trous de lapin des 5B.

L’intérêt est double: d’une part, pour celui qui écrit, d’avoir réussi à inscrire son histoire entre ces deux séries verticales de mots arbitrairement fixés, ce qui peut être assez difficile, mais surtout, pour les lecteurs, de comparer les diverses solutions proposées à partir d’un même canevas. Celles-ci ne sont pas infinies – puisque l’alphabet comporte un nombre de lettres limité – mais d’un nombre suffisamment inconcevable pour que chaque participant puisse proposer une solution à la fois inédite et géniale. (Pour le professeur, l’intérêt est d’avoir pu ainsi amener les élèves à un travail de rédaction très poussé, car les contraintes de l’exercice obligent les élèves à multiplier toutes les possiblités lexicales pour exprimer une même idée, puis à n’en retenir que la meilleure, à prendre conscience avec la plus grande acuité de la construction syntaxique de la phrase, et des prises qu’elle offre au développement, à tenir compte de tous les paramètres de cohérence du texte (temps, thème, registre, logique, etc) et de façon générale à porter une attention inaccoutumée aux moindres détails de l’expression – ce qui est proprement écrire.)

Les élèves de 5ème A et de 5ème B se sont donc essayés à ce jeu. Chaque élève a pu se confronter individuellement à la difficulté de l’exercice, mais l’on a ensuite retenu seulement cinq solutions qui paraissaient viables et intéressantes, et on les a retravaillées collectivement en classe, chacun étant invité à proposer des corrections ou des améliorations au texte de départ. Il s’agit par conséquent d’un travail collectif, le premier jet individuel, retravaillé en commun, ayant parfois beaucoup évolué jusqu’au texte final; mais nous signalerons quand même que les propositions initiales des Trous de lapin des 5A émanent, dans l’ordre d’apparition des textes, de Thai Vy VOSSEN, Lemoni MATSUMOTO, Yena OH, Léane NGUYEN, Zora GLOAGUEN, et celles des Trous de lapin des 5B de Noam FITOUSSI, Claire BONNET, Louise NEMERY, Georgia VO, Joseph GIORDANO. Bonne lecture, et n’hésitez pas à creuser vos propres trous de lapin!

Fabien GIARD, professeur de Français des 5A et 5B

Grain de riz n°7: Lauréats du concours d’écriture Pousse-crayon 2017

Pousse-crayon, Le concours d’écriture de 5èmes , avait cette année pour thème: “Autres coutumes, autres costumes”. Thème qui pouvait être traité dans le genre du témoignage vécu, du récit de voyage, du récit historique, de l’utopie, de la féérie, de la science-fiction, de la pure fantaisie, au choix du nouvelliste.

Les productions ont été assez variées, et sur les quelques 65 élèves des trois classes participantes, seuls six textes ont été retenus: deux dans la série Flsco, quatre dans la série ordinaire. La sélection des textes de la série ordinaire s’est faite en deux temps: d’abord une présélection d’une classe par une autre, puis le classement final des textes présélectionnés, par un jury de professeurs ou personnel volontaires.

Remercions donc avant de lire les textes retenus les 10 membres de ce jury: M. Dallot, M. Giard, Mme Gillet, Mme Lafage-Bouriau, Mme Le Borgne, Mme Nguyen Andreis, Mme Nguyen-Duy, Mme Sismondi, Mme Treluyer, Mme Vital.

Voici maintenant les textes des lauréats:

Et ex-aequo dans la série Flsco:

Affutez vos crayons pour l’année prochaine!

Emilie VITAL, professeur de Français en 5ème C / Fabien GIARD, professeur de Français en 5èmes A et B

Grain de riz n°6: Ecrire un nouvel épisode de l’Odyssée

Au cours de leur étude de L’Odyssée, les 6èmes A et B ont participé à un atelier hebdomadaire d’écriture afin d’ajouter un épisode à l’épopée homérique.

Les élèves avaient pour consigne de prolonger l’épisode de l’outre des vents d’Éole, en rejoignant dans la dernière phrase de leur récit celui d’Homère : « Les vents se calment et nous poursuivons notre route. »

Ce récit, raconté au présent par la voix d’Ulysse, devait permettre de ré-exploiter le vocabulaire étudié en classe : champs lexicaux du vent, des flots, des dangers de la mer ; synonymes du mot bateau ; lexique des émotions et expressions mythologiques.

Leur imagination devait enfin respecter l’univers de l’épopée antique et de la mythologie grecque.

L’ensemble de ce travail a été réalisé pendant les heures de classe et été finalisé en salle informatique pour sa mise en page et son illustration.

Voici quelques uns de leurs meilleurs travaux:

Sara SISMONDI, professeur de français

Grain de sel n°4: Le Calendrier de l’Avent du Domaine public

poulbotSavez-vous ce qu’est le droit d’auteur ? Les œuvres littéraires, les films, les œuvres musicales, toute œuvre artistique, y compris architecturale, est protégée par ce droit, à partir du jour où elle a été réalisée. Mais protégée de quoi et comment ? Eh bien par exemple l’auteur peut s’opposer à la publication ou à la diffusion de son œuvre faite sans autorisation. Il peut interdire, ou au contraire autoriser, l’utilisation de son œuvre, et percevoir une rémunération en contrepartie. En France, ce droit dure jusqu’à 70 ans après la mort de l’auteur (1) . Passé ce délai, l’œuvre tombe dans ce qu’on appelle le domaine public, où elle est alors librement accessible à tous et réutilisable sans avoir besoin de demander de permission.

Depuis quelques années, un site astucieux permet de faire connaître quelles œuvres entrent dans le domaine public. Les auteurs ou artistes concernés sont présentés dans un Calendrier de l’Avent qui paraît en décembre de chaque année, et qui révèle jour après jour un nouvel artiste, connu ou moins connu, dont l’œuvre deviendra accessible et libre de tous droits au 1er janvier de l’année qui suit.

C’est ainsi qu’en 2017 seront libérés de tous droits les célèbres récits de science-fiction de H. G. Wells, les dessins de Francisque Poulbot, les écrits sur le jeu d’échecs du champion russe Alexander Alekhine, et de nombreux autres artistes ou auteurs que vous pourrez découvrir par vous-même dans ce Calendrier de l’Avent du domaine public !

Léa GILLET, documentaliste

(1) Le Code de la propriété intellectuelle indique : « L’auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l’année civile en cours et les soixante dix années qui suivent. » (article L. 123-1)

Grain de riz n°5: Commémoration de l’Armistice du 11 novembre au Consulat

soldats-annamitesA l’occasion du centenaire de la bataille de Verdun (1916), M. Ridel a emmené notre classe de 1ère ES/L au Consulat de France à Ho-Chi-Minh-Ville pour célébrer la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918.

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Tout d’abord nous avons pris le bus de l’école qui nous a laissés sur l’avenue Le Duan, devant le Consulat où d’autres invités étaient déjà présents et où nous a accueillis M. Ly-Batallan, Consul général de France. Après un discours prononcé par ce dernier devant trois stèles correspondants à différentes confessions, Louis et Lucas ont déposé une gerbe de fleurs puis nous avons fait une minute de silence en hommage aux soldats français morts au combat, parmi lesquels – nous a rappelé M. le Consul – se trouvaient aussi 1123 soldats annamites.

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Nous avons ensuite été invités au frais dans la salle d’accueil de la résidence consulaire, décorée d’anciens objets et de belles peintures. Après le discours d’un ancien combattant, qui a évoqué les atrocités de cette guerre qui aurait pu être évité, Inès et Hanna ont lu le poème que nous avions soigneusement rédigé en classe (6 heures de travail collectif !) et que nous reproduisons ici:

Nous autres lycéens nous sommes loin de France
Et de ces temps de mort. Notre passé en ruines
Pourtant ne mourra pas : A Verdun nos racines
A jamais nous relient à leur longue souffrance.

Les milliers de croix blanches alignées à Douaumont,
Dans un champ silencieux nous racontent l’histoire
De fureur et de feu que nous commémorons :
Courage des soldats, défaites et victoires…

Hommes brisés, gazés, abattus sans merci,
Des millions de corps fauchés sous les rafales…
Gueules cassées, muets qui ravalent leur cri,
Mutilés par millions aux pauvres vies bancales!

Dans l’angoisse et l’espoir les mères et les filles
Attendent le retour d’un fils que l’on fusille.
Ses enfants endeuillés un jour retourneront
Chercher une réponse aux tombes de Douaumont.

Pauvre soldat couché, toi qui ne connus pas
L’armistice et la paix de Compiègne, toi qui
Gis là paisiblement, lassé de ces combats,
Tu enseignes ceci : N’ayons plus d’ennemis!

Et nous autres aujourd’hui, tes lointains descendants,
Si le prix de la paix ne nous est inconnu,
C’est qu’un jour tu as su, pour nous, verser un sang
Qui ne s’est pas tari, qui ne s’est pas perdu.

Après cette lecture, Monsieur le Consul général nous a remerciés puis il a repris la parole. Il nous a fait comprendre qu’il était important de prendre part à la vie politique, non seulement en votant en tant que citoyen, mais aussi en s’impliquant dans de petites choses de la vie quotidienne: associations, vie du quartier, voisinage, etc. En effet, la paix résulte de la coopération entre les pays mais également de l’entente entre chacun d’entre nous: il avait donc confiance en nous, en la nouvelle génération.

La classe des 1ères ES/L

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Grain de riz n°4: Ecrire des contes en 6ème

Nous proposons à votre attention quelques contes écrits dans le cadre d’un atelier d’écriture en 6ème A et 6ème B.

A partir d’un canevas numérique proposé par le site de la Bibliothèque Nationale de France, chaque élève des 6èmes A et B a élaboré le plan de son conte en choisissant un héros ou une héroïne, les décors de son récit, les épreuves traversées, les personnages secondaires, maléfique et bénéfique, rencontrés… et autres ingrédients d’un conte.

Ensuite les élèves ont pu développer l’écriture de leur conte au cours de trois séances en autonomie et en se pliant à un ensemble de consignes comme : rédiger au passé en utilisant toute la palette temporelle étudiée en cours, enrichir son écriture avec le lexique du conte travaillé, bien choisir le nom de son héros, à désigner par une périphrase et non par un prénom (Le Petit chaperon rouge, le Vaillant petit tailleur, le Petit Poucet, etc).

En dernier lieu ce travail a été dactylographié et illustré en salle numérique.

Avant la remise finale de leur conte, les élèves ont élaboré un guide de relecture collective qui a permis d’intervenir en classe sur certains textes projetés, afin de suggérer à leurs auteurs des pistes d’amélioration. Les notions d’invention, de créativité, les qualités de plume, ont bien sûr été valorisées.

Voici un échantillon des meilleures de ces productions:

Sara SISMONDI, professeur de français en 6èmes A et B.

Grain de sel n°3: Prix Segalen pour La Vérité sur l’affaire Harry Québert

joël dickerLe prix Segalen a cette année été décerné au genevois Joël Dicker pour son roman La Vérité sur l’affaire Harry Québert. Il adresse aux lycéens de la zone Asie qui l’ont lu et distingué la lettre de remerciements suivante:

Genève, le 2 juin 2016.

Mes chers amis,

C’est avec beaucoup d’émotion que j’apprends que vous m’avez fait l’honneur de me décerner le Prix Segalen pour mon roman La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert.
Je suis infiniment touché par votre témoignage de reconnaissance et je vous remercie du fond du cœur de votre confiance. Par ce prix, vous validez mon travail et tous les efforts consacrés à ce roman. Vous me donnez une énergie indispensable à la suite de ma carrière car elle me confirme dans mon choix de devenir écrivain.

Devenir écrivain, c’était mon rêve d’enfant. Pourtant, combien de fois en l’évoquant autour de moi, je me suis entendu dire que ce n’était pas un métier, que ce n’était pas sérieux et qu’il me fallait être raisonnable. Mais être raisonnable pour les autres signifiait pour moi abandonner le rêve de ma vie. Alors j’ai essayé d’y croire. Je me suis efforcé d’y croire. Je me suis battu pour pouvoir malgré tout suivre mes envies, mes choix, mes rêves. Ce que je veux vous dire ici, mes chers amis, c’est que le rêve est un droit fondamental. Il ne faut jamais y renoncer. Quoi qu’en disent les autres, car c’est votre rêve et votre vie et vous êtes responsable de votre vie. Vous êtes responsables de votre bonheur. Vous êtes responsable de votre futur. Battez-vous pour réaliser vos rêves et n’oubliez pas que votre instinct et votre cœur seront toujours vos meilleurs guides.

Merci de m’avoir lu et de m’avoir décerné ce prix qui me permet de continuer à rêver, plus loin et plus fort. Et bons vents à vous tous sur la route de vos rêves !

Amicalement,

Joël DICKER

Grain de sel n°2: Variations sauvages

 

vignette variations sauvagesUne pianiste dans une meute de loups ? Cela vous paraît possible ?

C’est ce que nous raconte Variations sauvages, autobiographie de la prodigieuse Hélène Grimaud, qui a reçu de nombreux prix musicaux internationaux avant de quitter sa carrière professionnelle au Conservatoire de Paris pour suivre une voie solitaire dans un pays inconnu pour elle à l’époque, les États-Unis. Là-bas, lors d’une rencontre inattendue avec un vétéran allemand et sa louve, Alawa, elle trouve enfin son autre passion  : les loups, ces carnassiers sauvages que l’être-humain redoute depuis des siècles ! Elle fonde alors le Wolf Conservation Center à New York. Parallèlement à l’histoire de sa vie, Hélène Grimaud enrichit également notre culture générale en nous racontant les contes, les mythes et les bestiaires en rapport avec les loups et en partageant avec nous sa passion pour des musiciens comme Brahms ou Rachmaninov.

Cependant, même si ce livre m’a intrigué au début avec son résumé captivant, il m’a quand même un peu déçu, pas au niveau du contenu car je le trouve excellent, mais plutôt au niveau d’un certain manque d’auto-dérision. Lire l’histoire d’une personne qui ne rencontre aucun échec me paraît un peu lassant à la longue… Il y en a bien un ou deux, par exemple quand elle a raté le concours international Tchaikovski à Moscou, mais ils sont très mineurs et n’affectent en rien le déroulement de l’histoire. Ainsi, je trouve que sa reconstitution autobiographique ne me semble pas très réelle car sa vie paraît trop “parfaite” contrairement à d’autres autobiographies que j’ai lues, comme La promesse de l’aube où l’auteur devait surmonter de nombreuses difficultés malgré la sur-protection de sa mère. Toutefois, le livre m’a quand même apporté un enrichissement culturel en me faisant connaître des mythes et des histoires dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. De plus, je vous assure qu’il se lit sans ennui parce que  la biographie et les histoires sont alternées de façon à éviter la monotonie. Cependant je ne vous en dit pas plus et chacun pourra se faire son idée.

VO TRAN Liên Anh (3 ème B)